FORTIN PAUL-ANDRÉ 1962 -

Monsieur Paul-André Fortin est né dans un coquet petit village charlevoisien nommé Les Éboulements. Après avoir terminé son secondaire V et ayant déjà découvert cette facilité d’expression qu’est le dessin, il décide de se rendre à Montréal afin de suivre un cours en dessin publicitaire. Peu de temps après le début de ses cours il constate que le contenu du cours ne corresponds pas à ses attentes. Il l’abandonne donc, considérant qu’il perd son temps. Il versera par le site dans la photographie où il en trouvera plaisir et satisfaction.
Notre âme d’artiste continue de butiner en faisant diverses choses mais en négligeant pas pour autant le dessin. Il se lancera durant un certain temps dans la photographie, touchera aussi la sculpture sur pierre. Un jour, il se souviendra que plus jeune il a déjà gosser une poule et que sa mère l’avait encouragé à poursuivre. Cette phrase l’allumera et sera sans doute son nouveau tremplin.
En 1990 Paul-André déménage à Baie St-Paul et c'est dans son atelier derrière la maison qu’il reprendra le goût à la sculpture, pour passer le temps comme il le dit si bien. Cette montée d’adrénaline ne durera que trois ans. Il ralentira sa production de coqs et de canards pour reprendre qu’en 1998. Afin d’écouler sa production c’est sa mère, qui de sa résidence de les Eboulements vendra aux touristes de passage les sculptures de son fils. Il n y a pas de constance dans sa production dépréciant un peu non pas sa capacité mais ses oeuvres. Il a besoin de stimulation et d’encouragement. Il possède un vrai talent naturel. Il ne lui reste qu’à l’exploiter. Quoi que très belles, ces pièces sont très rares sur le marché. L’allure fière de ses coqs ne fait pas mentir le dicton : « Fier comme un coq ».
Paul-André Fortin travaille sur la construction durant la période propice à ce métier. Il est père de quatre enfants dont trois sont atteints d’une maladie dégénérative dite ; la neuropathie. Il garde le sourire et n’exploite pas la pitié même s’il en aurait toutes les raisons.
Notre jeune artisan sculpte plus particulièrement des coqs parfois à l’occasion, des canards.
Il dit avoir déjà sculpté un cheval il y a plusieurs années. Les pièces de Paul-André Fortin sont toujours peintes, les couleurs sont vivantes et invitante à se procurer soit pour soi ou pour offrir en cadeau. Enfin on y retrouve habituellement sous la pièce la signature P.A. Fortin et l’année de production.

Adrien Levasseur, collectionneur

Collection privée : Adrien Levasseur



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